Témoignage

Sauvé par la grâce de Dieu (André Léger)

Le cinquième d'une famille de dix enfants, je suis né dans un petit village appelé Paquetville, situé au nord-est du Nouveau-Brunswick. Mes parents étaient très religieux et j'ai été élevé d'une manière très sévère. Je remercie Dieu aujourd’hui, qu’Ils m'ont fait connaître l'existence du vrai Dieu, et l'histoire de la crucifixion du Seigneur Jésus-Christ. J’ai appris très jeune, qu'Il a été cloué sur une croix pour sauver les pécheurs. Mes parents m'avaient aussi appris que j'étais pécheur, mais je croyais que Dieu, à la fin, placerait dans une balance mes bonnes et mes mauvaises oeuvres. Si j'étais chanceux, la balance pencherait sur le bon coté. Je ne savais pas que, selon la parole de Dieu, on peut et on DOIT avoir la certitude du ciel durant cette vie, et que la mort scelle notre destinée pour toujours. Aussi, les prêtres n'encourageaient pas la lecture de la Bible. C'était un livre qu'on ne pouvait pas comprendre, disaient-ils.

Après avoir passé un temps à Montréal afin d'apprendre un métier et avoir rencontré mon épouse, nous sommes revenus habiter mon village natal de Paquetville. C’était l’année 1970. Les enfants grandissaient, et nous faisions notre possible pour les élever dans la doctrine traditionnelle, en allant à la messe tous les dimanches et en confessant nos péchés au prêtre, etc.

En 1981, nous sommes devenus propriétaires d'une boîte de nuit, qui a été sans doute, la pire erreur de notre vie. Mais à I'automne, le plus jeune de mes enfants est revenu de l'université avec un gros livre. Je lui ai demandé, quel était ce livre qu‘il amenait partout? Il me répondit, que c'était sa Bible. « Comment ça, ta Bible, es-tu devenu un témoin de Jéhovah? » Il me répondit :« Non, je suis devenu chrétien». « Nous sommes tous chrétiens » je lui répliquai. C'est alors qu'il dit que pour être chrétien, il faut naître de nouveau, car Jésus a dit :

« En vérité, en vérité, je te le dit, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu... II faut que vous naissiez de nouveau. » Évangile selon Jean, chapitre 3, versets 3 et 7

Puis, il me dit qu'un jour quelque mois auparavant, il avait reconnu qu'il était un pécheur perdu, méritant l'enfer, mais que le Seigneur Jésus-Christ par sa mort sur la croix, avait payé en entier sa dette de péchés. Ayant accepté le paiement pour lui-même, il était maintenant sauvé et sur du ciel. Je lui répondis que personne ne pouvait être sur du ciel, qu'il se vantait et que je connaissais toutes ces choses. J'étais vraiment fâché, mais en réalité, je ne connaissais rien à propos de la Bible et du salut. Mon fils alors me lu un autre passage :

« Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n 'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. » Première épître de Jean, chapitre 5, versets 12 et 13

Puis il me demanda si j'avais le Fils. Je ne savais pas quoi répondre, alors je lui ai répondu que je ne savais pas. « Moi, j'ai le Fils, il me dit, et c'est pour cela que je suis certain du ciel. »

Son assurance du ciel me paraissait exagérée. Je ne croyais pas que c'était aussi simple que cela. J'avais toujours cru qu'il fallait faire de nombreuses bonnes actions pour mériter le paradis. Je ne savais pas que la Bible dit :

« Car c’est par la grâce que vous être sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. » Épître aux Éphésiens, chapitre 2, versets 8 et 9.

Mon fils est retourné à l'université, mais il me téléphonait souvent pour me demander si je lisais ma Bible. J'avais toujours une excuse à lui donner. Je n'avais pas ouvert la Sainte Bible une seule fois.

Durant le congé de Noël 1982, il est revenu à la maison. Il profita de l'occasion pour lire la Parole de Dieu à la famille et aux amis. Ils étaient tous intéressés. Moi, j'étais plutôt indifférent. Mais après son départ pour l'université, je réfléchissais à plusieurs versets qu'il m'avait lu et cité.

Au mois de mars 1983, mon fils nous téléphona pour nous inviter à son baptême. J'ai d'abord refusé et je lui ai dit qu'il avait déjà été baptisé une fois, et que c'était assez. Il m'expliqua que selon la Parole de Dieu, le baptême n'avait pas de mérite pour le ciel. Son baptême allait démontrer d'une façon symbolique son identification avec son Sauveur qui est descendu dans la mort et ressuscité pour lui. (Épître aux Colossiens, chapitre 2, verset 12 et Épître aux Romains, chapitre 6, versets 3,4, et 11.)

Croyant que cela allait lui faire de la peine, j'ai décidé d'aller à son baptême. Mon épouse, ma fille et mon gendre sont venus aussi. Ce jour là, nous avons été témoins du baptême de notre fils ainsi que 7 autres adultes.

Les versets de la Bible entendus ce jour-là furent : Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés... Actes chapitre 2, verset 41, et les paroles de Jésus: «allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. » Évangile selon Mathieu, chapitre 28, verset 19.

Mon cœur a vraiment été touché par les témoignages de ces gens qui avaient tourné leur dos à leur ancienne vie de péchés et même au mépris du monde, pour obéir simplement au Seigneur. En retournant chez nous, j'ai dit à ma femme : «Ces gens-là ont certainement quelque chose que nous n'avons pas. Il faut chercher nous aussi afin de trouver cette vérité, et surtout cette assurance du ciel! » C'est à partir de ce jour-là que j'ai commencé à lire la Bible. J'étais alors âgé de 50 ans. Je priais le Seigneur pour qu'Il m'éclaire, car je ne comprenais pas. Je voulais vraiment être sauvé. Durant cette période, le Seigneur a sauvé plusieurs membres de ma famille.

Un chrétien âgé, qui visitait dans la région, m'avait beaucoup à cœur. Il me donna un livre écrit par un ancien prêtre catholique. Charles Chiniquy était un prêtre était natif du Québec. Ce livre m'intéressa, et je l'ai lu au complet. Je fus bouleversé et frustré de voir, comme ce prêtre, comment la religion que je croyais la meilleure, s'appuyait sur les enseignements et les traditions des hommes et non sur la Parole de Dieu. J'avais été trompé pendant toutes ces années.

Ma conscience me dérangeait à propos de ma boîte de nuit, mais je voulais la garder. Je disais à Dieu: «Ce n'est pas de ma faute, c'est mon gagne-pain. » C'est comme si je voulais marchander avec Dieu, mais la Bible dit :

«Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur.» Jérémie chapitre 29 verset 13

Je suis devenu tellement bouleversé, que j'avais de la difficulté à dormir, je sentais comme un terrible fardeau sur mes épaules. C'était comme si Jésus rendait mes péchés de plus en plus pesant, car Il voulait me sauver. Il n'avait pas besoin de mes bonnes oeuvres, parce qu'il avait parfaitement accompli, par Sa croix, l’œuvre qui rend le pécheur propre pour le ciel. Je ne pouvais pas saisir cela, malgré le fait que je lisais la Parole tous les jours. Je pensais encore qu'il fallait que je fasse quelque chose.

Un jour j'étais seul dans ma boîte de nuit, assis derrière ma caisse, et je lisais. Mes yeux sont alors tombés sur le verset suivant : « Venez à moi, vous tous qui être fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.» Évangile selon Matthieu chapitre 11, verset 28. et tout de suite, un autre verset me vint à l'esprit: « Voici l’agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.» Évangile selon Jean chapitre 1, v erset 29.

Soudainement, tout est devenu clair. Le Seigneur Jésus, l'Agneau de Dieu qui s'est offert en sacrifice pour mes péchés, m'appelait à Lui. J'ai alors simplement répondu à Son appel, moi qui étais fatigué et chargé, ayant besoin du repos pour mon âme. J'ai fondu en larmes, tellement j'étais heureux d'avoir enfin compris.

Maintenant je peux chanter:

Un chrétien je croyais être,
Mais j'ignorais le bonheur,
Que Jésus, mon divin Maître,
Vient apporter dans mon cœur.

(refrain)

Oh! la paix que Jésus donne,
Je ne la connaissais pas;
Tout sur mon chemin rayonne,
Depuis qu'il conduit mes pas!

Sa puissance souveraine
Maintenant règne sur moi;
Du péché brise la chaîne,
Me rend vainqueur par la foi.

Et vous cher ami, pouvez- vous chanter HONNÊTEMENT ce cantique?