Article Courant

Une Bonne Nouvelle reçue dans un monastère.

Par: Larry Buotte (Janvier 2024)


En Allemagne, il y a plusieurs années, un jeune homme nous raconta comment il a reçu le salut et la vie éternelle. «C’est arrivé dans un endroit assez étrange». Je fus élevé dans la religion Catholique romaine. Mais j’abandonnai les enseignements religieux et me lançai dans les plaisirs du péché. Ma conscience me troubla et je me dis si un châtiment éternel attend les pécheurs, si Christ va juger les vivants et les morts, si quelqu'un doit être précipité en enfer, c’est bien moi.

Or je quittai mes compagnons de débauche et me suis retiré dans un monastère en Sicile qui appartenait aux frères trappistes. Tous les matins ces moines devaient quitter les planches qui leur servaient de lit pour assister aux offices dans la chapelle. Leurs dévotions terminées, ils sortaient pour cultiver les champs. Leurs travails devaient se faire par la chaleur, le froid et les tempêtes. Toute l'année, de jour comme de nuit ils portaient le même vêtement fait de laine grossière. Il leur était défendu de l'enlever ou de le laver. Chaque trappiste ne recevait pour sa substance journalière que trois cents grammes de nourriture. Après leur frugal repas, ils retournaient à leur travail jusqu'à cinq heures. Ils ne s’interrompaient que pour assister aux offices ou pour se livrer pendant quelques minutes à une lecture sérieuse. Le soir venu, ils se réunissaient dans le réfectoire du monastère afin de participer au second et dernier repas de la journée qui se composait de pain et d’eau. Les murs de la salle étaient recouverts de tapisseries noires dont la sombre monotonie n'était rompue que par des tableaux effrayants, des squelettes, des cadavres ou des scènes du purgatoire. Le repas terminé, les offices reprenaient jusqu'à huit heures, puis les moines regagnaient leurs cellules. Si l'un d'eux tombait dangereusement malade, il échangeait son lit de planches pour une couche de poussière et de cendre étendue sur le carreau. Les trappistes sont tenus d'observer entre eux le silence le plus absolu. Le dimanche seulement, pendant une heure, ils recevaient la permission de s'entretenir entre eux mais seulement de sujets religieux

Lorsque j’entendis parler de ce monastère, dit le jeune Allemand, je n’hésitai pas à me rendre en Sicile. Je résolus de faire la route à pied, en mendiant le long du chemin. C'était pour moi un commencement de pénitence. La lourde porte du monastère s’ouvrit et un moine qui semblait très âgé et presque infirme me demanda ce que je désirais. « Je désire trouver le salut, » répondis-je. « Suivez-moi, » me dit-il et il me conduisit dans une petite chambre ou je lui racontai mon histoire. « J’ai été le plus grand des pécheurs, je ne crois pas pouvoir atteindre au salut, mais si possible une chance, si petite soit-elle d'échapper aux peines éternelles. J'ai appris que la règle de votre maison est sévère, c'est pourquoi je viens à vous.

Retournez chez vous, répondit le vieux moine, il y en a Un qui est venu dans le monde pour accomplir votre salut. Et cela longtemps avant votre arrivée ici. Il a achevé l’œuvre entièrement. Il l'a fait à votre place et maintenant il ne vous reste plus rien à faire. Je le regardai stupéfait. «Qui a fait cela »? « Jésus-Christ » répondit le vieillard. Il est venu dans ce monde pour accomplir l’œuvre que vous voulez faire. Il a subit le châtiment que méritaient vos péchés, et Il a dit sur la croix: « tout est accompli. »

Et si vous voulez ajouter un péché de plus à votre vie d’iniquité, si vous voulez faire pire que tout ce que vous avez fait, vous resterez dans ce lieu et vous mépriserez Son œuvre parfaite. Vous direz à ce moment-là: « Christ n'en a pas fait assez, je dois ajouter à Son œuvre.»

Il peut vous paraître étrange que je demeure ici, dans une maison où cette grande œuvre de Christ est ignorée, mais je suis très vieux et c'est à peine si je puis me traîner jusqu'à la porte. J’attends le moment ou le Seigneur Lui-même m'appellera auprès de Lui.

Le veux trappiste continua de me parler de son Seigneur, de Sa mort pour moi et de Sa résurrection. Il me dit que le salut est assuré pour chaque pécheur qui croit en Lui avec un cœur repentant.

Ce jour-là, Jésus m’a délivré du jugement certain qui m’attendait. J’ai reçu la certitude que Jésus était mort pour moi, qu’Il a payé la dette de mes péchés et qu’Il a subi le jugement à ma place.

Depuis ce jour j’annonce à tous ceux qui veulent entendre la bonne nouvelle de l’œuvre parfaite accomplie par le Seigneur Jésus.

Nous ne savons ce qu’est devenu le vieux moine. Sans doute il est depuis longtemps avec son Sauveur.

En résumé: La première réflexion de l’année: Le vrai Chrétien se repose sur «CE QUI EST FAIT » et non sur « CE QU’IL DOIT FAIRE ».