Témoignage

Justifié par la foi (Gérard Bouillon)

C'est un plaisir pour moi de raconter comment le Seigneur m'a sauvé. Un pécheur, je peux vous assurer que j'en étais un. Mais ça m'a pris du temps avant de m'apercevoir que j'étais un pécheur perdu. Ma femme a été sauvée en lisant un Nouveau Testament en 1966. Mais j'ai repoussé la Parole de Dieu. Ne repoussez pas l'évangile car un jour vous le regretterez comme moi je l'ai regretté.

Je me suis mis à boire et je suis devenu alcoolique. En Mars 1983, iI y a eu des réunions d'évangile à St-Gabriel, et Sylvain, un de mes garçons a été converti. Chaque fois qu'un de mes enfants se disait sauvé, je me disais : "En voilà un autre qui a capoté." Certainement, j’étais sur le mauvais chemin, suivant la foule. Les exigences de Dieu, la croix du Seigneur Jésus-Christ et les standards de la vie chrétienne étaient loin d’être les priorités de ma vie.

Sylvain restait avec sa blonde. Ils sont restés quatre ans ensemble. Quand ils ont compris qu'ils vivaient dans le péché, ils se sont séparés jusqu'à ce qu'ils se marient. Je savais que ce n'était pas correct de vivre ensemble sans être marié, mais tout le monde le faisait. Ça m'a touché qu'ils fassent cela pour Dieu. La date de leur mariage était le 28 mars 1983. Sylvain voulait que j'y aille pour lui servir de père. C'est un devoir pour un père de faire cela, mais en même temps, je ne voulais pas voir les chrétiens. J'avais averti ma femme que si les chrétiens venaient chez nous, j'allais les jeter dehors. Je ne les aimais pas dans ce temps-là comme je les aime aujourd'hui. On a maintenant une douce communion ensemble. Quand mon garçon m'a demandé cela, je lui ai dit que je lui répondrais dans deux jours. Le lendemain j'ai dit à ma femme : "Je vais lui servir de père à une condition, que les chrétiens me laissent tranquille." J'étais tellement devenu rebelle que je ne voulais plus entendre parler de l'Évangile. Je pensais qu'il y avait un Être suprême, un point c'est tout.

Les chrétiens avaient loué une salle à St-Gabriel et c'est M. Vincent Davey qui les a mariés. J'avais dit à ma femme que j'allais seulement pour la cérémonie et qu'après je m'en irais à la maison. Je ne voulais pas rester pour le repas. À ma grande surprise, quand je suis arrivé là, tous les chrétiens étaient très gentils avec moi. Personne ne m'en voulait. En voyant leurs comportements, leur habillement, leur langage, ça été un fort témoignage d'amour pour moi. Cela m'a touché profondément. Après la cérémonie, les tables étaient prêtes pour le repas. Il y avait les places pour les mariés, les places pour les parents des mariés. Je me suis dit : "Si je m'en vais, il y aura une place de libre à cette table." J'ai finalement décidé de rester. Je ne pouvais pas partir comme ça. Pendant le repas, un changement s'opérait en moi. J'essuyais une larme de temps en temps sans que personne ne s'en aperçoive.

Après le mariage, j'ai demandé à ma femme: " Y a-t-il encore des réunions dans le rang Massé?" Ma femme m'a dit oui. Le lendemain elle a téléphoné aux chrétiens pour qu'ils viennent la chercher. Elle devait demander à quelqu'un parce que d'habitude je ne l’emmenais pas aux réunions. Ce soir-là elle a appelé pour dire aux chrétiens qu'ils n'avaient pas besoin de venir, parce qu'elle viendrait avec son mari. Elle a vu qu'il se passait quelque chose avec moi.

Je suis allé à la réunion. M. Davey prêchait la Parole. Il a lu plusieurs versets, mais je ne saisissais pas le message. Je suis revenu le lendemain soir. Le Saint-Esprit commençait à m'éclairer peu à peu. Je commençais à comprendre ma vieille nature. Je réalisais que j'étais rebelle depuis 10 ans et que je faisais fausse route. M. Davey a très bien prêché. Son message m'a touché. Après la réunion, tout le monde est resté assis. Mes larmes coulaient. J'avais quelque chose sur le cœur et je devais parler. Je regrettais d'avoir dit que je mettrais les chrétiens dehors s'ils venaient chez nous. Le premier chemin à prendre pour moi était de leur demander pardon. J'ai demandé à Laurence Perreault d'aller chercher M. Davey, car j'avais quelque chose à lui dire. Il est venu vers moi en sachant que je voulais le mettre à la porte s'il venait chez-nous. Je lui ai demandé pardon et il a répondu que c'était déjà pardonné et oublié. Cela m'a surpris. Pour moi c'était grave, mais lui, il avait déjà oublié cela. J’étais très content qu'il ne m'en veuille pas. J'avais un pas de fait. J'ai dit à tous : "J'invite tous les chrétiens à venir chez nous sans exception. Ma porte est toute grande ouverte, comme le Seigneur nous invite à entrer par la porte grande ouverte pour nous." Je pleurais. Tout le monde était content. Ils voyaient que je me rapprochais. Je leur ai dit de prier pour moi et que je reviendrais aux réunions.

Je suis retourné chez nous avec ma femme. On s'est couché, mais je ne pouvais pas dormir. Pour moi, il fallait que je sois sauvé ce soir-là. À 3 heures dans la nuit, je pensais à la croix, à tout ce que le Seigneur avait souffert pour moi, un pauvre pécheur. À ce moment-là, je l'ai accepté comme mon Sauveur personnel. J'ai compris que le Sauveur, il fallait l'accepter par la foi. Il était prêt à pardonner mes péchés. J'ai compris que le salut ne vient pas de moi et que je ne pouvais rien faire pour le mériter. Le Sauveur a tout accompli sur la croix. Je me suis endormi, j'avais enfin la paix.

Voici les passages de la Bible qui m'ont touchés et que je voudrais partager avec vous: L'un des malfaiteurs crucifié l'injuriait disant: "N'es-tu pas le Christ? Sauve-toi toi-même et sauve-nous." Mais l'autre le reprenait et disait : "Ne crains-tu pas Dieu toi qui subit la même condamnation? Pour nous c'est justice car nous recevons ce qu'ont mérité nos crimes. Mais Celui-ci n'a rien fait de mal." Et il dit à Jésus : "Souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton règne." Jésus lui répondit : "Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis." (Luc chapitre 23 : versets 39 à 43)"Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ." (Romains chapitre 5 : verset 1)